Les pièges du Nutri-Score

Vous avez sûrement entendu parler et vu le Nutri-score présent sur les aliments transformés. C’est un outil encore récent qui possède ses forces pour nous aider à faire des choix plus intéressants, mais aussi certaines limites. Voyons ensemble les principes de cet outil. 

C’est quoi le Nutri-score

Apparu en France pour la première fois en 2017, le Nutri-score est également présent en Suisse, en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas. Ce logo facultatif, contrairement au tableau des valeurs nutritives qui lui est obligatoire, se veut un outil pour nous aider à rapidement savoir si un produit est sain ou non. Il est basé sur une échelle de 5 couleurs, dans l’esprit des feux de circulation, de vert à rouge en plus d’être associé aux lettres de A à E.

Un score est attribué aux aliments selon les valeurs nutritives. Les bons nutriments comme les vitamines, minéraux et fibres sont pris en compte dans le calcul tout comme les éléments que l’on doit consommer avec modération comme le sucre, le sel et les gras. Le score obtenu permet d’attribuer une lettre et une couleur à l’aliment. Tous les aliments transformés peuvent bénéficier du Nutri-score et c’est sur une base volontaire que les industries peuvent ou non l’apposer sur l’emballage de leurs produits. Ne sont pas concernés les produits frais comme les fruits, les légumes, le poisson, etc.

Les limites

S’il est vrai que le Nutri-score est très utile lorsque vient le temps de comparer deux produits de la même famille, au rayon des céréales du petit déjeuner par exemple, le NutriScore a quand même ses limites. Il ferait peu de sens de comparer des produits de nature différente. Également, le Nutri-Score ne prend pas en compte la provenance des produits et l’utilisation d’additifs comme peut le faire certaines applications de scan alimentaire comme Yuka. Seules les valeurs nutritives sont évaluées. De même, le Nutri-score, ne prend pas en compte la présence des pesticides et les fameux perturbateurs endocriniens qui sont très largement pointés du doigt comme étant une cause de plusieurs maladies.

Également, il n’y a pas vraiment moyen de faire une différence entre les aliments ultra-transformés et des aliments plus naturels car le score obtenu au final sera le même. On peut donc avoir un produit rempli d’additifs qui obtiendrait un résultat acceptable par rapport à du fromage par exemple qui aurait un score de D ou E. Les aliments light obtiennent très souvent de bons scores malgré qu’ils renferment de nombreux additifs ou édulcorants.

Un autre problème se situe au niveau des huiles, elles obtiennent toutes de mauvais scores. Mais il est évident que nous ne consommerons pas d’un coup 100 ml d’huile et que certaines huiles comme l’huile d’olive possède un profil lipidique très intéressant. Seule la quantité de matières grasses est prise en compte dans le calcul alors qu’il faudrait aller plus loin et faire une différence entre les gras.

Tout est une question d’équilibre

Le Nutri-score ne peut prendre en compte notre alimentation globale. Des aliments comme le chocolat noir ou encore une excellente huile d’olive s’ils sont consommés avec modération peuvent très bien être présents dans notre alimentation sans compromettre l’équilibre. Et ce malgré de mauvais scores… Il faut être capable de prendre le Nutri-score avec des pincettes et savoir faire preuve de discernement.

Pour conclure, une bonne lecture du tableau des valeurs nutritives ainsi que la présence d’une liste d’ingrédients courte avec des termes connus seront toujours les meilleures manières de faire des choix éclairés.

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Eve Godin