Différencier les bonnes et les mauvaises graisses

Souvent pointés du doigt comme étant responsables de nombreux problèmes de santé, les gras ne sont pourtant pas tous à mettre dans le même panier. Faisons ensemble connaissance avec la grande famille des gras !

Les lipides, les matières grasses ou les gras tout simplement

Les lipides sont essentiels à l’organisme et il ne faut surtout pas les bouder. Excellente source d’énergie, ils sont nécessaires au système nerveux, au niveau cellulaire ainsi qu’au transport des protéines, des vitamines et de certaines hormones dans le sang.
Il est évidemment capital de bien doser et surtout bien choisir les aliments sources de lipides pour ne pas stocker trop de graisses. Car cette grande famille possède des membres qui doivent être fréquentés occasionnellement…

Pour un adulte (2500 calories), l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail recommande de consommer 100 g de lipides par jour (ce qui correspond à 35 à 40 % de l’énergie sous forme de gras). Il est important de répartir ces lipides équitablement tout au long de la journée durant les repas.

Bons et mauvais gras…

huile d'oliveIl convient de distinguer les bons des mauvais gras.  Les « bons gras » sont les gras insaturés (monoinsaturés et polyinsaturés). Ils sont indispensables à notre organisme et jouent des rôles essentiels au niveau du fonctionnement du système circulatoire, immunitaire, sanguin et nerveux… rien de moins ! Parmi ces acides gras, on retrouve les acides gras oméga-3 et oméga-6 qui sont dits essentiels car le corps ne peut les synthétiser et ils doivent provenir de notre alimentation. Les fameux oméga-3 sont reconnus pour avoir de nombreux bienfaits sur notre organisme notamment au niveau du développement du cerveau et sur notre système nerveux.

Les mauvais gras sont associés à la famille des gras saturés qui proviennent en général des aliments d’origine animale et de quelques aliments d’origine végétale. On compte également les gras trans qui sont obtenus suite à un processus d’hydrogénation créant ainsi des effets néfastes sur notre organisme. Ces deux types de gras font augmenter le cholestérol dans notre sang favorisant ainsi l’apparition de maladies cardiovasculaires.

Quelques exemples :

Les gras à limiter :

  • Les acides gras saturés : les principales sources sont les produits laitiers gras (beurre, crème, fromages), les viandes grasses (charcuteries, saucisson, bacon) et les huiles de palme, de palmiste et de coco (coprah).
  • Les acides gras trans : huiles végétales suivies des termes trans, hydrogénée, partiellement hydrogénée

Les bons gras :

  • Les acides gras monoinsaturés : les principales sources sont les amandes, les olives (huile), l’avocat, les noisettes et l’huile de colza.
  • Les acides gras polyinsaturés : les principales sources sont les huiles végétales (lin, soja, tournesol, arachide), les noix, le germe de blé et les poissons gras (saumon, thon, maquereau).

Trop gras… les conséquences ?

Pour conclure, de nombreuses problématiques de santé sont associées à une alimentation trop grasse. Les maladies cardiovasculaires, les problèmes liés au cholestérol, le diabète et l’obésité sont les principales pathologies reliées. Mieux vaut donc éviter les produits transformés qui renferment des gras saturés et consommer avec modération les charcuteries, les fromages, le beurre et la viande rouge.

Eve Godin