Cancer du sein : l’importance de l’alimentation

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. En 2018, on recensait 58 460 nouveaux cas en France. Si le taux de guérison est assez élevé, vous pouvez mettre toutes les chances de votre côté afin de l’éviter ou d’accélérer la rémission. Notamment grâce à votre alimentation.

Octobre rose fait la lumière sur le cancer du sein

Un cancer du sein résulte d’un dérèglement de certaines cellules qui se multiplient et forment une masse : la tumeur. Si certains sont « agressifs » et évoluent très rapidement, d’autres le sont moins. Ce n’est pas une raison pour ne pas s’en inquiéter, puisque les cellules cancéreuses peuvent se propager dans d’autres organes. On parle alors de métastases.
Certains symptômes ne trompent pas et sont visibles, mais d’autres sont plus discrets, il est donc essentiel de vous faire dépister. C’est le but de la campagne d’Octobre Rose.

En cas d’anomalie, différents types de traitements peuvent être utilisés : la chirurgie, la radiothérapie, l’hormonothérapie, la chimiothérapie et les thérapies ciblées.
Il est possible qu’un seul type de traitement soit nécessaire. Dans d’autres cas, une association est utile pour mieux maîtriser la maladie. C’est pourquoi, le choix des traitements est personnalisé et adapté à votre situation. Plusieurs médecins de spécialités différentes se réunissent en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) pour discuter des meilleures solutions de traitements possibles dans votre cas. Quoiqu’il en soit, la prise en charge thérapeutique est définie en accord avec vous.

Quelle alimentation pour se protéger du cancer du sein ?

S’il a été déterminé que les facteurs principaux du cancer du sein sont l’alcool et le tabagisme, l’hygiène de vie n’est pas en reste. Outre l’âge et la prédisposition génétique, le surpoids est également un facteur à prendre en compte.

Le mode de vie occidental favorise l’apparition de symptôme tout comme une alimentation riche en graisses animales et l’obésité qui augmente les taux d’œstrogène (6% des cancers y sont liés) et donc le risque de cancer du sein.
Ainsi, pour se protéger il est essentiel d’avoir une alimentation équilibrée : lutter contre l’obésité c’est lutter contre le cancer.

Des études du CIRC (Centre International de Recherche sur le cancer) ont pointé du doigt en 2015 la viande rouge et la charcuterie, considérées comme cancérogènes. Les récentes études épidémiologiques préconisent donc de limiter la consommation de viande rouge à 500g par semaine et de privilégier la volaille, le poissons et les œufs. L’apport en charcuterie ne doit pas excéder 150g par semaine. Les aliments riches en graisses, en oméga-6 ou sucre sont également à éviter.

A contrario, certains aliments contiennent des molécules prévenant du cancer du sein. C’est le cas des fruits et légumes dont les antioxydants ont une action « anti-cancer ». Le curcuma a également un effet anti-inflammatoire très puissant qui limite le développement du cancer.
Enfin, le thé vert contient un actif biologique qui agit contre le cancer. D’ailleurs, dans les pays grands consommateurs de thé vert ou de curcuma, le cancer du sein est inexistant.

Quelle alimentation pour guérir du cancer du sein ?

Il n’est pas rare que la maladie ou le traitement agissent en mal sur notre alimentation : peu d’appétit, difficultés à digérer, perturbation du système digestif, … Malgré tout, il faut garder une alimentation équilibrée pour faciliter la rémission.

De nombreuses études ont démontré que certains aliments tels que la grenade, les pousses d’épinard ou les champignons pouvaient accélérer la guérison. Enfin, de manière plus générale, le régime cétogène est à privilégier pour lutter contre le cancer du sein.

 

Bérénice Chauveau